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Retour à l'accueil - Association de Sante Mentale du 13e arrondissement de Paris

Son histoire

La création de l’ASM 13 est un produit du mouvement psychiatrique et psychanalytique en France après la deuxième guerre mondiale

Produit d’une réflexion et d’un engagement à la fois professionnel et politique

Les fondateurs et leurs proches collaborateurs sont issus de la résistance à l’occupation nazie et des expériences novatrices sur le plan institutionnel, telle St. Alban ; ils ont donc la ferme conviction qu’une nouvelle politique de santé mentale est nécessaire et qu’elle peut se faire.
Aussi en 1958, Philippe Paumelle, Serge Lebovici et René Diatkine fondent « l’Association d’hygiène mentale et de lutte contre l’alcoolisme du 13e Arrondissement de Paris », matrice de l’ASM 13.

Une orientation psychanalytique

Cette création s’inscrit d’entrée comme un projet communautaire avec une orientation psychanalytique. L’idée de proximité des soins pour la population bénéficie des transformations des dispensaires pour la tuberculose (découverte des antibiotiques) en dispensaires pour l’hygiène mentale. Le fait de s’adresser à l’ensemble d’une population (enfants, adultes, personnes âgées) donne le ton communautaire et enfin la conception de la pathologie induit l’idée de la continuité des soins. Ces idées forces sont les piliers de ce qui va devenir la politique du secteur, dont le 13e fut le secteur « pilote ». L’orientation psychanalytique donne à la psychiatrie du secteur une dimension où le « soin » a une priorité sur l’ « assistance », dimension non négligée, mais bien différenciée. Le soin comme priorité sera théorisé plus tard par P.C. Racamier. Aussi le rôle fondamental s’élargit des conceptions classiques remontant à Esquirol, pour qui le médecin chef est l’âme de l’asile et se déplace vers les équipes thérapeutiques et la notion de collégialité.

Création de l’Eau Vive

Toute cette réflexion et expérience clinique permettra au milieu des années 1960 la création de l’hôpital psychiatrique de l’Eau Vive à Soisy-sur-Seine. En effet, cette création s’inscrit en apparence, a contrario du mouvement du secteur qui était le « retour du patient en ville ». En fait, ce retour, dans la conception du soin spécifique psychiatrique, nécessitait un temps fort du soin de la phase aigue de la pathologie, d’où la création d’un outil spécifique. Cette réflexion a donné lieu à une publication importante « Le psychanalyste sans divan ». L’expérience institutionnelle de St. Alban et les premiers traitements des quartiers des agités à Maison Blanche, d’où est inspirée la thèse de Philippe Paumelle (1952), sont les fondements cliniques qui essaieront de définir la spécificité de soin psychiatrique.
De cette manière on peut aussi comprendre pourquoi le mouvement antipsychiatrique, très fort en Europe dans les années 1960-1970 aura peu d’impact en France. En fait la composante anti-asilaire qui était une dominante chez les antipsychiatres trouvait une réponse fort différente en France avec la recherche sur la spécificité du soin.

50 ans après

50 ans après sa création, l’ASM 13 fleurit avec un développement sur tous les secteurs cliniques. Le Centre Alfred Binet est la suite des premières prises en charge des enfants. Les traitements psychanalytiques ont trouvé une solution originale avec la création du centre Evelyne et Jean Kestemberg, où les patients psychotiques bénéficient de traitements psychanalytiques appropriées (psychothérapies, psychodrame etc.).
Dans les années 1970, l’ASM 13 crée aussi une clinique en ville, la Policlinique qui devient un modèle pour le développement des Centres d’accueil et de crise.
On voit donc dans cette courte esquisse une continuité dans l’engagement des participants dans la recherche d’un soin pour les patients, ce qui n’a pas échappé aux organisateurs du colloque pour les 50 ans du treizième et a inspiré le titre "le souci de l’humain".

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